Une personne, qui m'est très chère, m'a posé une question ce matin : "pourquoi solitudes?! Ton blog n'est-il dédié qu'aux déçus de l'amour?!" "Solitudes" suite aux déceptions de l'amour certes, face aux combats perdus, qui nous dévoilent cette seconde face triste de l'amour. Mais, ma perception va bien au delà de la tristesse, qu'évoque le terme "solitudes". Elle présente aussi la première face de l'amour : l'ultime bonheur, celui de vivre ces heures, où rien d'autre ne compte que sa dulcinée. Ce fort sentiment, que seuls les deux êtres, qui s'aiment, peuvent comprendre. Cet univers magique, que les autres ont du mal à cerner. C'est d'ailleurs là, que réside, le second sens, que je donne à mon terme "solitudes": solitudes à deux, face à l'incompréhension de la société. Les cœurs entrelacés, sont seuls dans leur monde, ce monde, qui les éloigne des faits immondes de notre réalité; ce monde, qu'eux seuls, perçoivent réellement, vivant leur bonheur bien loin des regards. Pour eux, "l'enfer, c'est les autres" Jean-Paul Sartre. "Solitudes", n'évoque donc pas que "tristesse", elle évoque d'abord ce mystère de bonheur, qu'est l'amour. La preuve, les toutes premières poésies de ce blog, font référence à cette joie d'aimer : Désirs et souhaits; Ce n'est pas ma faute; Elle (...) Sur ce, à nous revoir tous les vendredis, pour de nouveaux vers, qui éveillent nos âmes, ravivent nos flammes, soulagent nos cœurs (...)
Le premier jour où je vous ai croisé,
J’ai perdu l’usage de ma voix.
Votre sourire assassin m’a mis hors de moi,
M’incitant à trahir celle pour qui je brûlais.
Vous m’aviez jeté un sort,
Qui m’a mis dans un grand embarras.
La flamme de ma dulcinée s’éteint,
Alors que la votre prend de l’ampleur.
L’incendie est si fort,
Que les eaux de la mer ne peuvent pas l’éteindre.
Même le destin se fait mon ennemi,
Vous plaçant sur ma route tous les jours.
Mon existence devient un cauchemar,
Que vous seule pouviez transformer en conte de fée.
Vous me demandez de ramener l’Everest en Afrique,
En m’exigeant de vous oublier.
Mais je ne sais par quel bon sens,
J’ai fini par vous voir comme une amie.
Romuald
04/05.